Duel au soleil, 2018
Thomas Havet


DUEL AU SOLEIL︎
Conversation avec Guillaume Aubry in Revue Profane n°6.

Guillaume Aubry, est obsédé, toqué, passionné du coucher de soleil. Il l’a gravé dans la peau. Architecte et artiste, il en a fait son sujet plastique.

Soleil levé
Le soleil s’est levé à 8h19.
« Marcher vers le soleil pour en retarder le moment du coucher. Faire entrer dans la même équation le territoire et le temps. Si on était capable de suivre la course du soleil, à la même vitesse, on serait alors dans une dimension de jour permanent. Et si on allait plus vite, alors, on pourrait le faire se lever à l'ouest, se coucher à l'est. »

Sûrement là son projet ultime.
Guillaume Aubry, est obsédé, toqué, passionné du coucher de soleil. Il l’a gravé dans la peau. Architecte et artiste, il en a fait son sujet plastique.
À la vitesse du train Corail, nous coursons le soleil, remontons vers l’ouest direction la 
« petite maison » en Normandie. Cabane de bord de plage dont l’artiste a fait l’acquisition, dont l’architecte a fait la rénovation.
49°41'40.2"N 1°26'38.6"W
Orientée plein ouest, face à la mer, la « petite maison » est sa vigie. Admirer, contempler, analyser le coucher de soleil : son sacerdoce.
Un week-end alors pour arpenter cette héliofolie.

« Il n’est personne, aujourd’hui, de vraiment cultivé, pour parler de la beauté d’un coucher de soleil. Les couchers de soleil sont tout à fait passés de mode. Ils appartiennent au temps où Turner était le dernier mot de l’art. Les admirer est signe de provincialisme. »
︎Oscar Wilde, Le déclin du mensonge, 1929
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